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April 26, 2022

« Deuxieme Femme » : la polygamie vecue avec une Francaise au Senegal

Written By: admin

« Deuxieme Femme » : la polygamie vecue avec une Francaise au Senegal

Caroline Pochon, documentariste francaise, fut pendant quelques mois la seconde epouse d’un homme au Senegal. Une experience en polygamie qu’elle raconte dans « Deuxieme Femme », votre premier roman tres fortement inspire une realite.

Dans le livre, elle s’appelle Hortense et cette dernii?re etouffe au sein d’ le milieu, la petite bourgeoisie d’une bonne ville de Caen. Ses premieres rencontres avec des Africains lui donnent de l’oxygene. Des les premieres pages du roman, elle ecrit :

« Mes hommes que j’ai aimes m’ont donne l’Afrique, sa chaleur, ses nuits sans fin, sa musique, sa danse, ses improvisations, son bricolage quotidien, ses langues qui chantent dans la grisaille, ses eclats de rire sans Banania, sa connivence de parias, ses combines miraculeuses. L’ailleurs dans ma vie provinciale, la joie d’etre belle et heureuse – par moments. »

« Moi, l’affreuse jolie Blanche »

Cette jolie blonde aux yeux bleus, apprentie scenariste, s’echappe du carcan familial et se trouve a 27 annees, un peu larguee et sous anxiolytiques, au Festival panafricain du cinema de Ouagadougou (Fespaco) de 1997.

Elle y rencontre Seydou, realisateur senegalais. C’est finir de foudre. Elle le suit chez lui, a Dakar, ou elle accepte de se convertir a l’islam pour l’epouser et partager le existence avec sa premiere soeur, Awa, aussi enceinte.

Awa accueille la jeune Francaise en pensant que c’est une collegue de son mari, ainsi, ne se doute de rien jusqu’au retour une noce… Extrait :

« Des cris resonnent dans la cour. Awa vient de comprendre que chacun l’a roulee – le mari, le marabout, sa famille, le quartier et moi, la fauteuse de trouble, le djinn envoye par la France, l’affreuse petite Blanche au cul gros comme le porte-monnaie ! L’ensemble de affluent dans la cour ou elle se tient debout, les mains sur les hanches, la figure furieux. »

Dans la vraie vie, bien est pareil, sauf que la jeune francaise s’appelle Caroline Pochon, le mari Masseye Niang et J’ai toute premiere epouse, Diodio.

Cette experience intense a dure deux mois et demi, au bout desquels la seconde epouse revient a Paris. Elle y prepare, assaillie avec le doute, l’arrivee d’un mari avec qui elle a un projet de film, mais qu’elle a cesse d’aimer.

Du temps pour tourner votre page

« Seydou, dernier avatar d’une longue serie d’amours impossibles. Un homme noir reste peut-etre votre ecran que j’utilise Afin de masquer une verite – laquelle ? Dans une manii?re de megalomanie caritative, comme si j’avais bu un philtre, j’ai voulu extraire un homme d’une condition qu’il avait pourtant choisie. Et bien a coup, la fee blanche arrive avec sa propre carte bleue ! »

Caroline Pochon, qui ne perd pas le sens de l’humour, parle aussi dans le roman du mariage mixte, et en reaction qu’il provoque au sein d’ une famille senegalaise tel chez ses parents, en France. Elle avoue avoir mis du temps, de nombreux moment, pour tourner la page.

Elle a entame une telle autofiction en 1999, l’a reprise en 2005, apres avoir tourne un documentaire sur le meme theme, au milieu des vrais personnages de son histoire.

Huit ans plus tard, elle publie ce post vraiment, tire de le journal intime, ses souvenirs, mais aussi de plusieurs des nouvelles non publiees inspiree par la societe d’la banlieue populaire de Guediawaye, a Dakar. Elle explique :

« Je ne voulais gui?re donner une lecture enfermante, autocentree sur ses sentiments. »

J’ai polygamie, « modele sexiste et archaique »

Sa position, a l’epoque, etait de ne point faire le « neo-colon » et de se fondre dans les normes de l’autre, plutot que d’imposer nos siennes. Ca dit, Caroline Pochon a desormais une position tres claire via la polygamie : elle reste contre.

« C’est un modele sexiste et archaique qui se fait a l’avantage des hommes, dit-elle. C’est un jeu autour de l’absence et de l’attente qui genere beaucoup d’amertume ainsi que frustrations. »

Et de rappeler que dans la societe senegalaise, la notion de couple reste « irreductiblement differente d’la notre, monogame et romantique ». Modi?le :

« Un Senegalais vivant a toutes les Etats-Unis peut fort bien se marier a distance avec une fille du village qui servira d’excellente a ses parents. »

L’auteur ne part nullement en croisade. Au contraire. Elle estime qu’il y a « mille nuances » dans la facon de vivre la polygamie, une experience qui lui a permis de remettre en question sa propre vision de l’amour. Elle reste d’ailleurs restee en relation avec le ex-epoux, qui J’ai soutient dans le entreprise litteraire.

« Cela vit votre livre comme quelque chose qui lui appartient par procuration. I  mon sens http://www.datingmentor.org/fr/muddy-matches-review, c’est un soulagement. »

Ecrire votre livre lui a permis de se « liberer »

Ecrire ce livre lui a permis de se « liberer ». Meme au Senegal, le sujet n’est gui?re souvent evoquee avec les femmes – a deux exceptions pres :

L’ecrivain Ken Bugul, qui possi?de ete la 28e femme d’un marabout, a raconte dans son roman « Riwan ou le chemin de sable » (1999) les bons cotes de le statut de co-epouse ; Bien avant i§a, Mariama Ba avait signe « Une Si Longue Lettre » (1979), roman a charge contre la polygamie. Un propos puissant, tire la encore du vecu d’une toute premiere femme, mise en face du fait accompli d’une union de le mari avec une cherie plus jeune qu’elle.

Ce grand classique, etudie par tous les collegiens du Senegal, traite des ravages psychologiques et emotionnels causes par la polygamie. Une commode qui n’a jamais faibli, nos deuxieme, troisieme ou quatrieme dames marquant plus que pas, aujourd’hui, le succi?s sociale de l’homme au Senegal.

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